Le dur désir de durer
Persévérance

Le dur désir de durer

À tous ceux qui ont le confinement difficile, je ne peux rien faire d’autre que de les encourager à la persévérance, avec la seule promesse qu’il y aura des jours meilleurs.

Un contenu proposé par Le blog d'Antoine Nouis

Publié le 23 novembre 2020

Auteur : Antoine Nouis

Si je fais le tour de la cinquantaine de personnes de mon entourage plus ou moins proche, ils ont globalement bien vécu le confinement de printemps, mais beaucoup ont plus de mal avec celui d’automne. Un ami médecin me disait qu’il voyait tous les jours des patients s’effondrer en larmes dans son cabinet alors que ce n’était pas le cas au printemps.

Confucius disait que « pour déplacer les montagnes, il faut commencer par enlever les petites pierres une à une. » Ensuite, il faut être fidèle, jour après jour, dans la persévérance. Dans le mot persévérer, il y a sévère. En latin per-severus signifie persister dans la difficulté (à la différence de l’entêtement qui est de persister dans l’erreur). Il évoque le dur désir de durer pour reprendre le titre d’un poème d’Éluard.

Bernard de Clairvaux écrivait aux moines de sa communauté : « Que me reste-t-il à faire, ô mes biens aimés, sinon à vous exhorter à la persévérance ? C’est la vertu qui couronne toutes les autres et qui est comme la marque des héros. Sans elle, point de victoire pour celui qui combat, point de triomphe pour celui qui remporte la victoire… Sœur de la patience et fille de la constance, elle est l’amie de la paix, le ciment de l’amitié, le lien de la concorde, le rempart de la sainteté. »

Pour évoquer la persévérance, un apologue. Une femme téléphone au directeur d’une salle de concert pour lui dire que la veille, elle avait assisté à un spectacle et qu’elle avait perdu une broche d’une grande valeur. Le directeur répond qu’on ne lui a rien signalé mais qu’il allait vérifier lui-même pour voir s’il trouve quelque chose. Il lui demande de patienter. Il parcourt toutes les allées de la salle et finit par trouver la broche. Il prend le téléphone pour annoncer la bonne nouvelle à son interlocutrice mais cette dernière a raccroché. Elle n’a pas eu la patience d’attendre et n’a jamais rappelé. La broche est restée au théâtre… en déshérence.

À tous ceux qui ont le confinement difficile, je ne peux rien faire d’autre que de les encourager à la persévérance avec la seule promesse qu’il y aura des jours meilleurs.

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