Cette semaine, Réforme consacre sa une à une question devenue incontournable : quelle place donner à l’intelligence artificielle dans nos vies, nos métiers et nos responsabilités ? À partir d’une enquête sur les usages des pasteurs, l’hebdomadaire montre que ces nouveaux outils peuvent rendre des services ponctuels, notamment dans certaines tâches techniques ou administratives, sans pour autant pouvoir remplacer ce qui relève de la parole incarnée, de la foi et du discernement.
Car pour beaucoup de pasteurs, une limite demeure nette : pas d’intelligence artificielle pour écrire une prédication ou porter une prière. Ces paroles-là ne relèvent ni de l’automatisme ni de la simple performance. Elles engagent une expérience, une intériorité, une intelligence théologique et une responsabilité profondément humaines.
À Réforme, la réflexion est proche. Les outils d’IA peuvent être utilisés pour certains usages techniques, comme la retranscription, mais toujours sous contrôle humain. En revanche, le journal refuse de s’en servir pour rédiger des articles ou produire des images artificielles, au nom d’une certaine idée de l’éthique journalistique. Une conviction que résume bien cette ligne de crête : tout ce qui est possible n’est pas forcément juste, ni même utile.
Production : Fondation Bersier – Regards protestants
Remerciements : Stéphane Lutz-Sorg
Technique – Rédaction : Paul Drion, David Gonzalez
