L’armée américaine a annoncé, dans un communiqué publié lundi 25 mai, qu’elle avait mené des frappes dans le sud de l’Iran. Le commandement américain pour le Moyen-Orient (CentCom) a précisé dans ce communiqué qu’il s’agissait de « frappes d’autodéfense » pour protéger les troupes américaines « contre les menaces posées par les forces iraniennes ». Des sites de lancement de missiles ainsi que des embarcations iraniennes qui tentaient de poser des mines ont été ciblés. Par ailleurs, l’armée américaine a assuré qu’elle avait fait « preuve de retenue durant le cessez-le-feu en cours », rapporte Le Monde. Mardi 26 mai, les gardiens de la révolution iraniens ont dit avoir abattu un drone américain qui était entré dans l’espace aérien iranien. Ce même jour, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a affirmé qu’un accord pouvait toujours être trouvé malgré ces frappes. Selon lui, les discussions peuvent prendre « quelques jours ». Il a aussi soutenu que le détroit d’Ormuz allait rouvrir « d’une manière ou d’une autre ».
Après les frappes américaines, la Chine a demandé aux « parties concernées » de « respecter le cessez-le-feu » et « à régler leurs différends par des moyens pacifiques ». Une porte-parole des affaires étrangères chinoises, Mao Ning, a demandé « à chercher par le dialogue et la négociation une solution qui prenne en compte les préoccupations légitimes de toutes les parties ». Lundi 25 mai, Donald Trump avait évoqué la possibilité d’un accord avec l’Iran. « Les négociations avec la République islamique d’Iran progressent bien ! Ce sera soit un accord avantageux pour tous, soit pas d’accord du tout – retour aux hostilités, mais avec une ampleur et une force sans précédent – et personne ne le souhaite », avait écrit le président des États-Unis sur son réseau Truth Social.
Les points de l’accord entre les États-Unis et l’Iran
« À ce stade », le nucléaire iranien ne fait pas partie de l’accord en discussion, a rappelé l’Iran qui affirme que le volet nucléaire sera abordé dans les deux mois suivant la signature du protocole d’accord. La réouverture du détroit d’Ormuz figure dans ce possible accord. Selon Donald Trump, un compromis prévoyant la réouverture du détroit a déjà été « largement négocié ». Selon les médias iraniens, le passage resterait sous le contrôle de l’Iran. Le blocus américain des ports iraniens devrait prendre fin à la signature d’un accord. Le dernier point de cet accord porte sur la question des avoirs iraniens gelés. L’Iran souhaite le dégel des avoirs iraniens à l’étranger, bloqués par les sanctions américaines. Téhéran conditionne la signature d’un accord au fait d’avoir une partie de ses avoirs débloqués.
Dans le cadre des discussions en vue d’un accord, Donald Trump a demandé à plusieurs pays de normaliser leurs relations avec Israël. Il souhaite que l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Pakistan, la Turquie, l’Égypte, et la Jordanie signent les accords d’Abraham. En 2020, ces accords ont mené à la normalisation des relations entre Israël et plusieurs pays arabes, rappelle Le Parisien. « J’exige instamment que tous les pays signent immédiatement les accords d’Abraham », a écrit le président des États-Unis sur Truth Social.
