Donald Trump a indiqué, lundi 18 mai, qu’il avait renoncé à une attaque contre l’Iran prévue mardi 19 mai. Sur son réseau Truth Social il a toutefois alerté sur le fait que « si un accord acceptable n’était pas trouvé » avec Téhéran, les États-Unis pourraient lancer une « attaque à grande échelle contre l’Iran à tout moment », indique RFI. Le président américain a dit avoir suspendu l’opération militaire après une demande des dirigeants du Qatar, de l’Arabie Saoudite et des Émirats arabes unis qui estiment qu’un accord est possible avec l’Iran, affirmant que des « négociations sérieuses » avaient lieu. Sur son réseau social, Donald Trump a ajouté que cet accord « sera très acceptable pour les États-Unis d’Amérique, ainsi que pour tous les pays du Moyen-Orient et au-delà ». Avec cet accord, les États-Unis souhaitent que l’Iran ne se dote pas de l’arme nucléaire.
Devant la presse, le président des États-Unis a indiqué que les discussions avec l’Iran suivaient une évolution « très positive ». Les tractations pour trouver un accord sont en cours depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 8 avril, après quarante jours de frappes. Les positions des États-Unis et de l’Iran restent très éloignées. Téhéran demande le déblocage des avoirs iraniens gelés à l’étranger et la levée des sanctions internationales qui paralysent son économie. Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a ajouté que « dialoguer ne signifie pas capituler ». Il a rappelé que la République islamique d’Iran « ne renoncera en aucun cas aux droits légitimes du peuple et du pays ».
Le trafic de pétroliers remonte dans le détroit d’Ormuz
En cas d’échec des discussions, Donald Trump a menacé l’Iran d’anéantissement. « Pour l’Iran, le temps presse, et [les Iraniens] feraient mieux d’agir rapidement, sinon il ne restera plus rien d’eux », avait-il mis en garde dimanche 17 mai. En réponse, le chef du commandement des forces armées iraniennes, Ali Abdollahi Aliabad a affirmé que les forces iraniennes avaient « le doigt sur la gâchette », rapporte Le Monde. Dans le détroit d’Ormuz, toujours contrôlé par l’Iran, le trafic de pétroliers remonte. Les gardiens de la révolution autorisent davantage de navires à transiter par le détroit. En tout, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé le détroit entre le 11 et le 17 mai, ce qui représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lors de laquelle 19 navires avaient franchi le détroit.
Les Gardiens de la Révolution ont menacé, lundi 18 mai, de faire payer l’utilisation des câbles sous-marins traversant le détroit, remarquant que toute perturbation sur ces équipements ferait perdre jusqu’à des « centaines de millions de dollars par jour » à l’économie mondiale. Ces menaces accentuent la pression alors que des négociations sont en cours. Selon Human Rights Activists New Agency, les autorités iraniennes ont procédé à plus de 4.000 arrestations depuis le début de la guerre en Iran. L’ONG alerte sur le fait que « les autorités iraniennes se sont servies du conflit pour (…) justifier des arrestations, des restrictions à la liberté d’expression et des violences contre des civils ».

