Le cessez-le-feu entre les États-Unis et la République islamique d’Iran serait-il déjà terminé ? Alors que le président Donald Trump a décidé le lancement de son « Projet Liberté » pour ouvrir de nouveau le détroit d’Ormuz, bloqué de part et d’autre, l’Iran a répliqué en tirant des missiles sur des bateaux et sur le dépôt pétrolier de Fujairah aux Émirats arabes unis, indique France Info. Des actes qualifiés d’« inacceptables » par le président français Emmanuel Macron.

« Les frappes iraniennes aujourd’hui [lundi] contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables » a-t-il dénoncé sur ses réseaux. Il ajoute plus loin : « La France continuera de soutenir ses alliés aux Émirats et dans la région pour la défense de leur territoire ». L’Arabie Saoudite a, elle, mis en garde contre une reprise de « l’escalade militaire », rapporte Le Parisien. De son côté, le régime iranien s’est défendu en indiquant que le pays « n’avait aucun projet de cibler les Émirats », d’après un haut gradé anonyme cité à la télévision iranienne, rapporte TF1. Ce dernier a dénoncé « l’aventurisme militaire américain » en référence au « Projet Liberté » de Donald Trump. Bien décidé à débloquer le détroit d’Ormuz, ce dernier a décidé de faire passer des destroyers dans le Golfe persique et mobilisé 15 000 soldats et une centaine d’aéronefs.

La fin du cessez-le-feu ?

L’objectif ? Escorter les bateaux marchands hors du détroit. « Nous allons guider les navires en sécurité hors des voies navigables restreintes pour qu’ils puissent librement reprendre leur business », a notamment indiqué le locataire de la Maison Blanche. Au risque de faire voler en éclat le cessez-le-feu alors que les négociations entre les deux belligérants sont au point mort ? Si les États-Unis revendiquent d’avoir fait passer deux navires marchands étasuniens dans le détroit, l’Iran dément et revendique toujours le contrôle total de la zone.

D’après l’entreprise danoise Maersk, géant du transport de marchandises, « un navire transportant des véhicules battant pavillon américain exploité par Farrell Lines, Inc., une filiale du transporteur américain Maersk Line Limited (MLL), a traversé le détroit d’Ormuz et quitté le golfe Persique le 4 mai ». Parmi les dirigeants européens, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont indiqué une position similaire à Emmanuel Macron. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a appelé Téhéran à « s’engager véritablement dans des négociations » pour une solution diplomatique durable tandis que le chancelier allemand Friedrich Merz a appelé l’Iran à « revenir à la table des négociations et cesser de prendre en otage la région et le monde ».