Mardi 12 mai, un collectif de scientifiques a lancé un appel sur l’état alarmant du climat, alors que l’année 2026 prévoit d’être une année hors norme sur le plan climatique d’après de nombreux chercheurs. Invité sur France Inter, le climatologue Davide Faranda alerte sur les pics de température et les incendies apparus sur la planète depuis le début de l’année. « On atteint des niveaux records de surfaces brûlées dans certains pays » a-t-il indiqué. Entre janvier et avril, 150 millions d’hectares ont brûlé dans le monde. Un record historique.
D’après le chercheur, dont l’étude prend pour appui la base de données scientifique Global Wildfire Information System, c’est deux fois plus que la moyenne à cette même période de l’année. En effet, « dans certains pays, comme les États-Unis et le Nigéria, la surface brûlée a déjà doublé par rapport à 2025 », précise-t-il. « D’un côté, il y a l’augmentation des incendies liée au réchauffement climatique, mais il y a un deuxième facteur qui est important, c’est aussi que le stress continu du réchauffement climatique sur les arbres augmente leur mortalité ». « Dans certains pays, comme les États-Unis et le Nigeria, la surface brûlée a déjà doublé par rapport à 2025 », indique Davide Faranda.
Le grand retour d’El Niño à l’été 2026 ?
Depuis quelques jours, un immense incendie ravage les marécages des Everglades, près de Miami en Floride. Conséquence de fortes pluies qui font grimper la végétation et de sécheresse intense qui la transforme aussitôt en combustible, cet incendie est le résultat du bouleversement du cycle climatique qui prend effet partout sur le globe. Cité sur le 20h de France 2, Jean-Baptiste Filippi précise : « Dans une cinquantaine d’années, on peut avoir, dans les latitudes plus au nord, jusqu’à un doublement des journées de risques à incendie, en tout cas en Europe. » Autre signe annonciateur du caractère extraordinaire de l’année 2026 : au Groenland, les habitants ont eu le mois de janvier le plus chaud de l’histoire.
Entre tous ces évènements climatiques, les chercheurs alertent également sur les conséquences du retour d’El Niño à l’été 2026. Associé à des températures caniculaires dans le monde entier, El Niño s’observe par une hausse des températures des eaux au large du Pacifique sud. Les scientifiques s’attendent à des « extrêmes climatiques sans précédent », issus des effets combinés du retour du phénomène océanographique et du réchauffement climatique global.

