Moins d’une semaine après l’annonce de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) faisant état de trois morts et de la détection de plusieurs cas d’hantavirus à bord du paquebot MV Hondius, une grande partie des passagers présents à bord ont pu débarquer à Tenerife (Espagne), dimanche 10 mai, comme l’a indiqué BFM TV. Les 94 personnes concernées ont ensuite été rapatriées en avion dans leurs pays. Au total, on dénombrait 147 passagers et membres d’équipage à bord du navire. L’évacuation se poursuit ce lundi.

Alors qu’au moins dix cas ont été soit soupçonnés, soit constatés sur le bateau de croisière précédemment bloqué au large du Cap-Vert, la ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, a déclaré sur France Inter que 22 cas contacts avaient été recensés en France. À son retour dans l’Hexagone, une Française a présenté des symptômes concordants avec l’hantavirus, auquel elle a finalement été testée positive. Cette dernière, qui constitue le premier cas détecté en France, a été hospitalisée dans un établissement « spécialisé dans les maladies infectieuses ».

Des mesures prises dans différents pays

En plus de la ressortissante française évoquée précédemment, un deuxième cas a été confirmé parmi les personnes débarquées dimanche. Il s’agit d’un Américain, depuis arrivé au Nebraska en compagnie de 16 autres passagers de la même nationalité. Ces derniers seront donc placés en quarantaine et feront l’objet d’une surveillance accrue. Les autorités ont quant à elles assuré que tout avait été mis en place pour que l’hantavirus ne puisse se propager davantage et pour « rompre les chaînes de transmission ».

À noter que 14 Espagnols ont été placés en quarantaine pour une durée de 42 jours à compter du 6 mai dernier, date considérée comme le « jour zéro ». Pour l’heure, ces personnes se portent bien et n’affichent aucun symptôme. Du côté du Royaume-Uni, 22 personnes, dont 20 Britanniques, un Allemand résidant au pays de Sa Majesté et un Japonais, se trouvent en ce moment dans un hôpital près de Liverpool pour y être surveillées.

D’autres passagers français que l’on suspectait d’avoir contracté le virus mais qui avaient finalement été testés négatifs ont pour leur part été isolés en milieu hospitalier jusqu’à nouvel ordre. Le bateau où s’est déclaré le foyer d’hantavirus doit ensuite aller aux Pays-Bas, une fois tous les passagers évacués. Seuls 32 membres d’équipage restent à bord alors que le MV Hondius a été ravitaillé pour son trajet de cinq jours jusqu’à Rotterdam.