Samedi 9 mai, Peter Magyar, victorieux aux élections législatives hongroises un peu moins d’un mois plus tôt, a été investi par le Parlement local. Quelques jours plus tôt, l’ancienne Première ministre Elisabeth Borne a annoncé quitter la direction du parti Renaissance. Au Royaume-Uni, le Premier ministre Keir Starmer se retrouve quant à lui dans une position délicate après l’échec du Parti travailliste aux élections locales du jeudi 7 mai.

Deux jours avant, une partie de la gauche s’est réunie à Paris pour discuter de l’éventualité d’une primaire. En parallèle, le président du groupe du Parti socialiste à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud, a fait le choix d’en quitter la direction via une lettre adressée au premier secrétaire du PS, Olivier Faure.

Peter Magyar officiellement investi comme Premier ministre

Une investiture qui officialise le départ de Viktor Orban après 16 ans au pouvoir en Hongrie. Élu largement à l’occasion des élections législatives du 12 avril dernier, Peter Magyar a été investi comme nouveau Premier ministre par le Parlement, samedi 9 mai, rapporte Le Monde. S’en sont suivies des scènes de liesse et de célébration dans les rues de Budapest. Le probable futur ministre de la Santé, Zsolt Hegedus, a même reproduit la danse endiablée qu’on l’avait vu exécuter à l’annonce des résultats des élections.

Elisabeth Borne quitte la direction de Renaissance

Ne se retrouvant « plus complètement » dans le parti Renaissance, l’ancienne Première ministre Elisabeth Borne a annoncé en quitter la direction, mercredi 6 mai, même si elle reste adhérente. Elle lance ainsi son propre mouvement, intitulé Bâtissons ensemble. « J’ai décidé de démissionner du conseil national de Renaissance, de me mettre en retrait du bureau exécutif et de me consacrer à la structure que j’ai créée, Bâtissons ensemble« , a-t-elle ainsi indiqué, relate Le Monde.

Keir Starmer en difficulté

Après l’échec du Parti travailliste aux élections locales qui se sont déroulées à travers le Royaume-Uni, jeudi 7 mai, le Premier ministre Keir Starmer se retrouve dans une position délicate alors que les voix demandant sa démission se font de plus en plus nombreuses, selon RFI. Certaines dissensions émanent même de son propre parti. La députée travailliste Catherine West s’est quant à elle dite prête à en prendre la tête, si personne ne se présentait aux élections internes auxquelles elle appelle. Pour qu’elles aient lieu, il suffirait de l’aval de seulement 20% des députés du parti.

La gauche favorable à une primaire réunie à Belleville

Mardi 5 mai, les principaux représentants de la gauche, hors LFI, se sont réunis à Paris pour discuter d’une éventuelle primaire afin de présenter une candidature unique à l’élection présidentielle 2027, comme le souligne Libération. Un meeting qui survenait deux jours après l’annonce de la candidature de Jean-Luc Mélenchon, et qui a donc mis la pression sur le reste de la gauche. Mais les divisions restaient visibles, certains, comme François Ruffin, ayant déjà annoncé en marge de cette réunion qu’ils se présenteraient à la présidentielle, quels que soient les résultats d’une primaire, si toutefois elle venait à avoir lieu.

Boris Vallaud quitte la direction du Parti socialiste

Une semaine qui aura été marquée par de multiples défections. C’est cette fois-ci Boris Vallaud, président du groupe PS à l’Assemblée nationale, qui a claqué la porte de la direction, rapporte Le Monde. C’est à travers une lettre adressée au premier secrétaire du parti, Olivier Faure, qu’il a fait savoir cette décision, par la voix du sénateur Alexandre Ouizille. Il y critique notamment les prises de décision unilatérales d’Olivier Faure, accusé de « brutaliser ses partenaires« .