Une rencontre qui intervient quelques jours seulement après la tentative d’assassinat contre Donald Trump. L’épisode chaotique du dîner des correspondants de la Maison Blanche à peine passé, le roi Charles III, accompagné de la reine consort Camilla, s’est rendu lundi 27 avril aux États-Unis pour une visite officielle de quatre jours, raconte Le Monde. Le monarque britannique doit notamment s’exprimer devant le Congrès ce mardi, une première depuis le discours de sa mère, la défunte souveraine Elizabeth II, 35 ans plus tôt.

En revanche, s’il s’agit de sa première visite outre-Atlantique en tant que roi, c’est la vingtième fois que Charles III se rend sur le territoire de ce pays aux liens si « spéciaux » avec le Royaume-Uni. Des liens pourtant en demi-teinte depuis quelque temps, notamment en raison de l’absence de soutien du gouvernement britannique pour la guerre déclenchée en Iran par les États-Unis et Israël, comme l’explique Courrier international.

Charles III en mission

Le roi Charles III effectue donc ce déplacement avec la ferme intention et la lourde tâche de réconcilier les États-Unis et le Royaume-Uni. Tous les moyens sont bons pour atteindre cet objectif, jusqu’à la symbolique forte des célébrations cette année du 250e anniversaire du pays à la bannière étoilée. Le timing du voyage du monarque britannique n’a pas été choisi au hasard. « C’est le meilleur moment de rappeler que l’alliance britanno-américaine est la plus importante de l’histoire », affirme le Daily Telegraph, qui ne manque pas de superlatifs.

Comme l’a repéré Courrier international, le Times, bien que plus mesuré que son concurrent, espère que cette visite permettra « d’éviter que cette brouille temporaire ne se transforme en rupture définitive ». Une mission d’apaisement qui s’impose donc au fils d’Élisabeth II, qui ne devra pas non plus laisser le président américain prendre l’ascendant sur lui. Trouver le bon ton, telle est sa contrainte.

Parallèlement, de nombreux observateurs guettent la moindre allusion à l’ex-prince Andrew, frère de Charles III, qui avait entretenu des liens étroits avec le pédocriminel Jeffrey Epstein, mort en prison en 2019. Selon le Times, le monarque subirait des pressions pour que soient incluses dans sa visite officielle des rencontres avec des victimes.