Une méfiance face au contexte international. Plus de la moitié des Français devraient passer leurs vacances d’été 2026 exclusivement dans l’Hexagone, selon la 25e édition du baromètre des vacances que réalise l’Ipsos pour Europ Assistance. Un pourcentage qui atteint les 51%, soit une hausse significative de 15 points par rapport à l’année précédente. À cela s’ajoutent 17% de touristes tricolores qui passeront au moins une partie de leur temps en France, portant le total à 68%.
À l’inverse, l’étude note une baisse équivalente des séjours à l’étranger, également de l’ordre de 15 points, « tandis que 32% des Français seulement voyageront exclusivement à l’étranger (-1 point). » Les cinq destinations favorites des Français connaissent un léger changement, les États-Unis étant relégués derrière le Canada, qui lui est devancé par l’Italie, l’Espagne, la Grèce et le Portugal, dans cet ordre. Si l’Hexagone est cette année privilégié par ses habitants, il garde aussi la cote à l’international, se classant parmi les cinq premières destinations envisagées par « 12 pays sur 26 couverts par l’étude ».
Une intention de voyager toujours présente
Malgré le contexte politique international et les conséquences qu’il implique en ce moment, notamment concernant la hausse des prix du carburant, huit Français sur dix envisagent avec enthousiasme la perspective des vacances. La directrice de la ligne métier voyage dans la branche française d’Europ Assistance, Francine Abgrall, explique ainsi que « le désir de partir reste intact mais les arbitrages évoluent clairement ».
Et de poursuivre : « Dans un contexte international plus instable et sous l’effet d’une contrainte budgétaire toujours forte, les voyageurs français adaptent leurs choix de destination et de durée, privilégiant plus que jamais la France. » Elle relève également une tendance nouvelle qui apparaît dans l’édition 2026 du baromètre des vacances : même si c’est encore marginal, les Français ont de plus en plus recours à l’intelligence artificielle pour organiser leurs voyages.
À noter que le contexte international pèse malgré tout un peu plus dans les considérations des vacanciers. Une donnée en augmentation de 12 points sur les deux dernières années alors que 55% considèrent désormais « le risque de conflit armé comme un critère essentiel dans le choix de sa destination ».

