Dès l’ouverture, la conférencière rappelle que la question des rapports entre Église et politique traverse toute l’histoire du christianisme. Entre méfiance et implication, les positions divergent, mais une constante demeure : la mission de l’Église — annoncer l’Évangile, défendre la dignité humaine et dénoncer les injustices — l’inscrit inévitablement dans l’espace public.

Pour éclairer cette problématique, elle s’appuie sur les réformateurs du XVIᵉ siècle, notamment Ulrich Zwingli et Jean Calvin. Le premier conçoit une société où Église et État sont étroitement liés au service du bien commun, tandis que le second distingue les deux sphères tout en prônant leur coopération. Ces approches montrent que la réflexion sur l’engagement politique de l’Église est ancienne et toujours d’actualité.

Dans le contexte de l’Église évangélique du Congo, Flore Badila Loupe souligne une position ambivalente. Si les fidèles sont encouragés à participer à la vie politique pour […]