L’article suivant est basé sur une session de l’École pastorale en septembre 2020, avec un objectif et un espoir. L’objectif était d’initier les participants à la pratique et l’animation de l’intervision, pour en expérimenter l’utilité concrète. L’espoir était de voir naitre des groupes d’intervision pastorale sur le plan local ou régional. Pour ce faire, les auteurs expliquent le sens et la démarche d’intervision pastorale, proposant également des pistes pour gérer des situations concrètes pouvant être rencontrées en intervision.

Introduction

Les codes de déontologie des métiers d’aide à la personne sur le plan psychologique (psychologues, psychothérapeutes, etc.) incluent l’obligation d’être au bénéfice d’une supervision, sous une forme ou une autre. Pour ces métiers-là, cela nous paraît normal et nécessaire, voire rassurant pour les clients, surtout lorsqu’on sait combien écouter et accompagner les personnes en souffrance peut être lourd et épuisant.

N’est-il pas étonnant que les pasteurs n’aient pas la même obligation ? Ils ne font pas un travail de psy, certes, mais leur rôle de berger les amène à être au contact de situations humaines complexes, avec leurs lots de pressions, attentes, problématiques et souffrances.

À qui le pasteur peut-il parler des situations complexes qu’il rencontre et de leur impact sur lui (et parfois sur son couple et sa famille) ? Vers qui peut-il se tourner pour bénéficier d’un regard extérieur, lui permettant de prendre le recul nécessaire afin d’analyser les […]