« En général, dans le monde du sport, les bons coachs finissent mal. Jésus a été crucifié : c’est peut-être le signe que c’était un bon coach », plaisante Olivier Bauer, professeur de théologie pratique aux Universités de Lausanne et Genève et passionné de hockey sur glace. Plus sérieusement, il rappelle que les Evangiles le présentent comme un « rabbi » – un maître ou un formateur. « On qualifie Jésus de thérapeute, de fils de Dieu, de sauveur de l’humanité… Moi, ça me convient assez bien qu’on le nomme aussi formateur. Ses méthodes d’enseignement et d’accompagnement personnel sont sources d’inspiration. Ce qui est frappant avec Jésus, c’est qu’il met en mouvement. Il met le doigt sur des nœuds inextricables de l’existence et il appelle à agir. » 

Un appel à réfléchir

« Comme professeur, il est nul ! Au lieu de donner un savoir, il dit des paraboles qui sont des mots simples et illustrent la vie de tous les jours… mais on n’y comprend rien », résume quant à lui le pasteur Marc Pernot, animateur du site JeChercheDieu.ch. « On croit comprendre le récit et la fin remet tout en question. Il nous appelle à réfléchir. »

Pour Marc Pernot, chaque parole de Jésus doit être comprise par son destinataire depuis sa réalité individuelle. « Quand il dit: ‹ En vérité, en vérité, je vous le dis, ne résistez pas aux méchants ›(Mt 5, 39), il sait bien que personne ne va laisser agresser sa grand-mère, ce n’est pas possible ! Pareil avec: ‹ Soyez parfait comme votre Père céleste › (Mt 5,48). Il faut comprendre ces paroles comme visant à susciter […]