En 2021, au sortir de la pandémie, « le secteur bien-être, santé et développement personnel représentait 32 % du marché du livre » en France, selon le syndicat national des éditeurs cité par Le Temps. Le chiffre d’affaires du seul rayon développement personnel aurait atteint 71 millions d’euros sur la période 2021-2022 d’après L’Eclaireur Fnac, citant GFK. Des chiffres qui auraient ensuite légèrement fléchi.

Ce succès commercial n’est-il motivé que par le souhait d’améliorer sa qualité de vie ? Peut-être, mais on peut craindre que cette avidité de perfectionnement soit poussée par des pressions sociales ou professionnelles, voire que ce succès empêche de consulter un médecin, en faisant miroiter l’illusion d’une solution consistant en un simple livre.

A juste titre, les critiques se font aussi entendre : le développement personnel est accusé d’être un nouvel asservissement, une imposture, le résultat d’une pression de la perfection ou de faire reposer sur les épaules des individus des maux de notre collectif, comme […]