En lice pour la Palme d’or, La Vie d’une femme de Charline Bourgeois-Tacquet ouvre le bal de la Compétition officielle au Festival de Cannes. Léa Drucker y incarne le premier rôle, et c’est en habituée qu’elle a foulé le tapis rouge du Palais des Festivals. Pour son deuxième long métrage, la réalisatrice dresse le portrait incandescent en onze chapitres d’une héroïne moderne. Léa Drucker prête ses traits à Gabrielle, 55 ans, chirurgienne, sans d’enfant et dont l’existence est une perpétuelle course en avant. Entre la réparation des “gueules cassées”, l’ouverture d’un service en Ukraine et le soin de sa mère atteinte d’Alzheimer, Gabrielle est le roc sur lequel tout son entourage s’appuie depuis des années.
Elle gère et répare
Derrière ce rythme frénétique, le film interroge subtilement le poids de la vocation. Gabrielle incarne cette dévotion absolue, propre à ceux qui font tenir debout des institutions à bout de souffle. Mais jusqu’à quel point peut-on porter les failles du monde sans s’oublier soi-même ?
Bien qu’elle […]
