Du 13 au 23 mai se déroule le 79e Festival de Cannes qui récompense tant de personnes… Un temps de rêve.
Une partie de ma famille vit à Cannes. S’il y a bien quelque dérangement dans la vie des Cannois, il y a surtout l’engouement populaire, celui de la jet set, de l’économie locale, etc. Ce festival est d’abord une « fête » pour tout le monde. Ça tombe bien ! Ça rafraîchit l’âme, dans cette période trouble que notre monde traverse.
C’est la fête de l’art. Et l’art a réellement une bonne influence sur l’âme. Il révèle ce qui est beau. N’est-ce pas une bénédiction dès l’aube de l’histoire humaine ? Tous ces artistes et artisans du cinéma ne favorisent-ils pas notre épanouissement, nos questionnements ? J’admire et respecte profondément ces métiers qui permettent à l’art de s’exprimer. C’est vrai : il y a une grande part de rêve, mais jusqu’à ce jour, ce genre de rêve n’est pas destructeur. Au contraire !
L’art, en l’occurrence le cinéma, nous rappelle quelque chose de nous-mêmes, de nos réalités joyeuses ou malheureuses. L’art, comme tout rêve, contribue à construire l’identité humaine et sociale. L’art, dès lors qu’il s’expose au public, peut subir des dommages, des blessures, susciter des incompréhensions, des désillusions, générer des profits (iniques ?), mais l’art en lui-même ne peut être condamné.
L’art est toujours porteur d’identité et d’unité face à tout ce qui détruit l’humanité, tout ce qui la réduit à ce qui est négatif. L’art ose mettre en scène joie, paix, bonté, vérité. Oui, il nous dérange, il nous subjugue. Personnellement, je suis fasciné par l’adresse (et la finesse) avec laquelle le monde artistique fait passer ses messages.
N’est-ce pas une actualité qui nous aide à laisser notre âme rêver et vibrer face aux autres actualités qui détruisent ?
Louis-Michel Fillatre, pasteur, pour « L’œil de Réforme »
