Le fait que la réforme reste inachevée – et de nos jours, c’est toujours le cas- suscite vite des divisions. En 1603, à la mort d’Elizabeth 1ère, il existait déjà au sein de l’Église d’Angleterre des groupes de dissidents, par exemple les Anabaptistes qui pratiquaient le baptême des croyants, c’est-à-dire des seuls adultes.
Il y avait également des Puritains, qui étaient peu satisfaits du progrès de la réforme de l’Église d’Angleterre. En effet, celle-ci conservait toujours des éléments du catholicisme médiéval. Par exemple, il existait toujours des cathédrales, des chœurs d’église, une liturgie prescrite et des vêtements sacerdotaux. Les Puritains souhaitaient surtout abolir l’épiscopat. Ils mettaient l’accent sur la prédication de la Parole de Dieu. Ils voulaient que les églises locales puissent diriger la vie spirituelle. Ils s’opposaient à l’archevêque de Cantorbéry de l’époque, William Laud, qui essayait de défendre la place des évêques et était favorable à ce qu’on embellisse de nouveau les églises. Frustrés, beaucoup de Puritains partirent pour la Nouvelle-Angleterre afin de fonder une nouvelle société de croyants en Amérique.
Le mouvement baptiste, qui date également du début du 17e siècle, constituait une autre manifestation des scissions au sein du protestantisme anglais.
Au milieu du 17e siècle, George Fox, issu […]
