« J’aimerais changer le regard des gens sur les réfugiés »

« J’aimerais changer le regard des gens sur les réfugiés »

Alors que la guerre en Syrie déchire le pays depuis plus de cinq ans, des millions d’habitants ont fui pour rester en vie. Arrivée il y a trois ans à Genève, une famille originaire d’Alep raconte son histoire. Témoignage.

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Publié le 10 octobre 2016

Auteur : Laurence Villoz

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Fuyant la guerre en Syrie, Jessy, son mari Pierre et leurs trois enfants alors âgés de quatre mois, trois ans et cinq ans sont arrivés à Genève en décembre 2013. Ce couple de chrétiens d’Alep, âgé de 36 et 38 ans, parlant couramment le français, raconte comment ils se sont adaptés à leur nouvelle vie ainsi que les difficultés qu’ils ont rencontrées en arrivant en Suisse.

Quelle était la situation à Alep quand vous êtes partis?

Jessy: Avant que nous quittions Alep, la ville a été en état de siège pendant deux mois et les routes étaient fermées. A cette époque, je venais d’accoucher. Pendant trois semaines, nous avons été complètement coupés du monde, pas de téléphone, pas d’internet, aucun moyen de communication. La situation à Alep est très compliquée. La ville est découpée en zones gouvernementales et rebelles. Nous étions dans les parties gouvernementales. On a perdu des amis, des voisins, des connaissances. En une année, nous avons changé trois fois de maison à cause de la situation dangereuse. Nous ne laissions pas les enfants aller sur les balcons. Nous vivions tous dans une chambre au milieu de l’appartement, loin des fenêtres. Il n’y avait plus d’électricité, plus d’eau et plus de fioul. C’était terrible.

Pierre: Actuellement à Alep, il n’y a plus de quartier calme. Un obus peut tomber n’importe quand, n’importe où. Quand quelqu’un meurt, les gens posent systématiquement la question: était-ce une mort naturelle?

Comment s’est passée votre arrivée en Suisse

P: Lorsque nous avons pu quitter Alep, nous avons d’abord passé deux mois au Liban pour obtenir un visa. Puis, nous sommes directement venus à Genève par avion avec un visa touristique. […]

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