Dernière demeure, entre peur et fascination

L’aménagement des cimetières diffère d’une région européenne à l’autre. Ces lieux à l'origine souvent austères évoluent aujourd'hui pour devenir des havres de paix, arborisés et propices au recueillement.

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Publié le 6 août 2016

Auteur : Emmanuelle Jacquat

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« On a remplacé le tabou du sexe, par celui de la mort », déclare Alain Besse, membre du comité de la Société d’études thanatologiques de Suisse romande. « La mort faisait partie de la vie », poursuit-il. Mais aujourd’hui, elle a presque disparu de nos horizons visuels. « Depuis le XIXe siècle, on a sorti les cimetières pour les mettre en dehors de nos villes », explique le Valaisan. D’autres ont été réaffectés en parc, où les gens peuvent pique-niquer. « Ça a été le cas avec le parc des Roses à Territet (dans le canton de Vaud), où la seule tombe qui reste est celle d’Henri Nestlé », commente-t-il. Mais comment expliquer qu’en Angleterre les vieilles pierres tombales, recouvertes de mousses, fleurissent de manière désordonnée autour des églises alors que dans d’autres endroits elles sont posées en rang d’oignons ?

Des pratiques différentes

« La différence de pratique entre les cimetières européens est d’abord une question culturelle et cultuelle», déclare Alain Besse. On peut constater aussi ces différences en Suisse, globalement selon les confessions historiques dominantes. « Même dans un canton, comme le Valais, les dissemblances à l’intérieur des cimetières sont flagrantes entre le Haut et le Bas », confie le thanatologue. « Dans la partie germanophone, on retrouve de simples croix en bois ou en métal au lieu d’une pierre tombale », poursuit Alain Besse. […]

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