«Il n’y a pas à opposer humanisme et antispécisme»

« Il n’y a pas à opposer humanisme et antispécisme »

En quoi consiste l’antispécisme, dont on entend de plus en plus parler ? Quel est le discours de la Bible sur les animaux ? Le point avec Anthony Feneuil, maître de conférences au département de théologie de l’université de Lorraine.

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Publié le 20 octobre 2016

Auteur : Noriane Rapin

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Qu’est-ce que l’antispécisme?

L’antispécisme a été popularisé par le philosophe australien Peter Singer. Il repose sur l’ambition d’une égalité de considération entre les espèces, très différente de l’égalité de traitement. La nuance est importante: les antispécistes reconnaissent que les différentes espèces ne doivent pas être traitées de la même manière, puisqu’elles n’ont pas les mêmes besoins. En revanche, ils réclament que la même considération, le même souci soit accordé aux besoins des différentes espèces, selon leur spécificité. Les besoins des humains, donc, ne sont pas plus dignes d’être considérés que ceux d’un singe, par exemple.

Y a-t-il selon vous des aspects contestables dans ce mouvement?

Il pourrait y avoir de mauvaises compréhensions de l’antispécisme, si quelqu’un refusait qu’il y ait chez l’être humain des spécificités, liées au langage ou à l’intelligence, méritant un traitement différencié des autres animaux. Je n’ai jamais rencontré une telle thèse sérieusement défendue. Cela n’aurait pas de sens puisque comme dit plus haut, l’antispécisme ne revient pas à demander un même traitement pour toutes les espèces. Le problème du spécisme n’est pas la différence, mais la différence sans raison: pour un antispéciste, on peut faire des différence de traitement entre les espèces, mais il faut les justifier par une raison. Le spéciste, c’est celui qui, sans pouvoir raisonnablement faire la différence entre souffrance humaine et souffrance animale, par exemple, refuse l’une (celle des humains) sans refuser l’autre (celle des animaux). […]

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