La tombe, un lieu de recueillement éphémère

La tombe, un lieu de recueillement éphémère

Dans les cimetières, passé un certain temps, les monuments funéraires sont retirés et les emplacements réutilisés. Peut-on récupérer les urnes ou les ossements?

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Publié le 20 août 2016

Auteur : Laurence Villoz

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«La désaffectation d’une parcelle d’un cimetière consiste à enlever uniquement ce qui est en surface, c’est-à-dire les monuments comme les pierres tombales. On ne touche pas aux restes mortels. Par contre, on retire les urnes. Le terrain est ensuite nivelé, de l’herbe ressemée et la parcelle laissée au repos pendant plusieurs années», explique Jean-Pierre Sanga, responsable de l’Office des inhumations et des incinérations de Lausanne.

Les tombes à la ligne –placée côte à côte sur un terrain– qui contiennent des corps peuvent être désaffectée à partir de 25 ans, après la dernière inhumation. Pour les tombes cinéraires ou les niches, ce processus peut avoir lieu après 15 ans, stipule le Règlement sur les décès, les sépultures et les pompes funèbres du canton de Vaud (RDSPF). Quant à la désaffectation des concessions, elle ne peut être réalisée qu’à leur échéance. Et le public doit en être averti au moins six mois à l’avance par voie de presse.

«Après 25 ans, le corps est en principe décomposé. Lorsqu’une tombe est nouvellement creusée et qu’apparaissent des ossements, ces derniers sont retirés et déposés dans un ossuaire, comme le prévoit le règlement cantonal», précise le responsable. L’emplacement de l’ossuaire à Lausanne n’est ni monumental ni particulièrement visible. «Lors de la désaffectation des tombes à la ligne, nous informons par lettre uniquement les personnes qui nous en ont fait une demande explicite. Par contre pour les concessions qui arrivent à échéance, nous prévenons chaque titulaire, ou le successeur de ce dernier dans la mesure où il s’est fait connaître. En plus d’avertir le public par voie de presse, nous placardons des avis aux abords des secteurs du cimetière et des tombes».

Récupérer l’urne

«Personne ne m’a informée de la désaffectation de la tombe de mon mari et comme je ne lis pas la feuille des avis officiels, je n’étais pas au courant», se rappelle Geneviève Weissbrodt, septentenaire dont l’époux est décédé en 1992. […]

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