Ex 34.4b-9 – Le Seigneur se révèle à Moïse
Dieu compatissant et clément
Le contexte – Le livre de l’Exode
Le livre de l’Exode contient deux grandes parties, la première qui raconte la sortie d’Égypte et la marche dans le désert, et une seconde qui rapporte les prescriptions relatives à la construction du sanctuaire pour médiatiser les relations entre Dieu et son peuple. À propos de cette partie, un commentaire a dit que la Bible ne compte que 34 versets pour raconter la création du monde alors que la construction du sanctuaire prend entre 500 et 600 versets.
Il en a déduit qu’il est dix fois plus facile pour Dieu de faire un cadre à l’humanité que pour l’humanité d’accueillir la présence de Dieu.
Les instructions pour la construction sont racontées deux fois et, entre ces deux récits, on trouve un drame qui se déroule en plusieurs épisodes : Dieu monte au mont Sinaï pour recevoir la Torah et les Dix paroles – le peuple tombe dans l’idolâtrie en se construisant un veau d’or – Dieu veut éliminer son peuple, mais il se heurte à l’intercession de Moïse – Moïse brise les tables et brûle le veau – Moïse parle avec Dieu dans la tente de la rencontre – Moïse grave lui-même les Tables de la loi et les propose au peuple. C’est cette dernière partie qui est racontée dans notre texte.
Que dit le texte ? – Dieu se révèle
Après avoir taillé les deuxièmes Tables de la loi, Moïse se présente devant Dieu qui passe devant lui en proclamant : Le Seigneur, le Seigneur, Dieu compatissant et clément, patient et grand par la fidélité et la loyauté. Les premiers mots traduits par le Seigneur, le Seigneur sont le tétragramme (YHWH) qui est le nom imprononçable de Dieu.
Dans le Premier Testament, il y a principalement deux mots pour désigner Dieu. Le premier est Élohim, qui évoque le Dieu créateur, le Dieu de la nature ; et le deuxième qui est le tétragramme qui est le Dieu qui s’adresse à Israël et qui l’accompagne dans son histoire. Le tétragramme ne doit pas être prononcé, car on ne peut avoir accès à l’être de Dieu, il est décrit ici par un certain nombre d’adjectifs : compatissant, clément, patient, grand par la fidélité et la loyauté.
De l’être de Dieu, nous ne pouvons rien dire, mais nous pouvons entendre qu’il se révèle à nous par sa compassion, sa clémence et sa fidélité. Dans les versets qui suivent, ces attributs se manifestent dans son pardon.
Quel est le lien avec le passage de l’Évangile ? – Dieu a aimé le monde
Le passage de l’évangile de cette semaine est le cœur de la foi chrétienne qui définit Dieu comme celui qui a aimé le monde au point d’envoyer son fils pour que les humains aient accès à la vie de Dieu.
Dans le livre de l’Exode, il se présente comme un Dieu patient et compatissant et, dans l’évangile, il montre en quoi il est amour pour le monde. La présence du Christ – l’envoi du fils dans le vocabulaire de l’évangile – est la façon dont Dieu se manifeste. Dieu ne se contente pas de dire qu’il est amour, il montre son amour en se donnant aux humains par son fils. Il accepte de quitter son ciel pour que les humains aient accès à la vie éternelle, qui est une façon d’exprimer la vie en Dieu.
Antoine Nouis et Michel Barlow apportent leur éclairage théologique sur le passage biblique de Jean 3, 16-18.
Antoine Nouis et Michel Barlow apportent leur éclairage théologique sur le passage biblique de Jean 3, 16-18.
Allez directement aux chapitres :
00:07 Lecture de Jean 3, 16-18
00:42 Commentaires du texte biblique
Ex 34.4b-9 – Le Seigneur se révèle à Moïse
Dieu compatissant et clément
Le contexte – Le livre de l’Exode
Le livre de l’Exode contient deux grandes parties, la première qui raconte la sortie d’Égypte et la marche dans le désert, et une seconde qui rapporte les prescriptions relatives à la construction du sanctuaire pour médiatiser les relations entre Dieu et son peuple. À propos de cette partie, un commentaire a dit que la Bible ne compte que 34 versets pour raconter la création du monde alors que la construction du sanctuaire prend entre 500 et 600 versets.
Il en a déduit qu’il est dix fois plus facile pour Dieu de faire un cadre à l’humanité que pour l’humanité d’accueillir la présence de Dieu.
Les instructions pour la construction sont racontées deux fois et, entre ces deux récits, on trouve un drame qui se déroule en plusieurs épisodes : Dieu monte au mont Sinaï pour recevoir la Torah et les Dix paroles – le peuple tombe dans l’idolâtrie en se construisant un veau d’or – Dieu veut éliminer son peuple, mais il se heurte à l’intercession de Moïse – Moïse brise les tables et brûle le veau – Moïse parle avec Dieu dans la tente de la rencontre – Moïse grave lui-même les Tables de la loi et les propose au peuple. C’est cette dernière partie qui est racontée dans notre texte.
Que dit le texte ? – Dieu se révèle
Après avoir taillé les deuxièmes Tables de la loi, Moïse se présente devant Dieu qui passe devant lui en proclamant : Le Seigneur, le Seigneur, Dieu compatissant et clément, patient et grand par la fidélité et la loyauté. Les premiers mots traduits par le Seigneur, le Seigneur sont le tétragramme (YHWH) qui est le nom imprononçable de Dieu.
Dans le Premier Testament, il y a principalement deux mots pour désigner Dieu. Le premier est Élohim, qui évoque le Dieu créateur, le Dieu de la nature ; et le deuxième qui est le tétragramme qui est le Dieu qui s’adresse à Israël et qui l’accompagne dans son histoire. Le tétragramme ne doit pas être prononcé, car on ne peut avoir accès à l’être de Dieu, il est décrit ici par un certain nombre d’adjectifs : compatissant, clément, patient, grand par la fidélité et la loyauté.
De l’être de Dieu, nous ne pouvons rien dire, mais nous pouvons entendre qu’il se révèle à nous par sa compassion, sa clémence et sa fidélité. Dans les versets qui suivent, ces attributs se manifestent dans son pardon.
Quel est le lien avec le passage de l’Évangile ? – Dieu a aimé le monde
Le passage de l’évangile de cette semaine est le cœur de la foi chrétienne qui définit Dieu comme celui qui a aimé le monde au point d’envoyer son fils pour que les humains aient accès à la vie de Dieu.
Dans le livre de l’Exode, il se présente comme un Dieu patient et compatissant et, dans l’évangile, il montre en quoi il est amour pour le monde. La présence du Christ – l’envoi du fils dans le vocabulaire de l’évangile – est la façon dont Dieu se manifeste. Dieu ne se contente pas de dire qu’il est amour, il montre
son amour en se donnant aux humains par son fils. Il accepte de quitter son ciel pour que les humains aient accès à la vie éternelle, qui est une façon d’exprimer la vie en Dieu.
2 Co 13.11-13 – Salutation finale
Salutation trinitaire
Le contexte – La deuxième épître aux Corinthiens
La deuxième épître aux Corinthiens est la plus personnelle de Paul, dans laquelle il dévoile les épreuves qu’il a rencontrées dans son ministère car il est attaqué par des super-spiritualistes qui lui reprochent de manquer d’autorité.
C’est aussi une des épîtres où il est plus sévère vis-à-vis de ceux qui, à ses yeux, détournent l’Église de l’Évangile de la grâce en défendant un évangile de la puissance et de la prospérité. Il n’hésite pas à tremper sa plume dans le vitriol pour évoquer leur attitude.
Le passage que nous méditons est la finale de l’épître. Après avoir tancé ses adversaires, il se tourne vers les fidèles pour leur rappeler les fondements de la vie chrétienne : réjouissez-vous, tendez à l’épanouissement, encouragez- vous, soyez bien d’accord, vivez en paix. Cette vie doit se voir à travers des signes : Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser.
Que dit le texte ? – la bénédiction finale
Le dernier verset de l’épître est une bénédiction : Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu et la communion de l’Esprit saint soient avec vous tous ! De cette bénédiction, nous pouvons dire deux choses.
Elle est trinitaire. Même si la Trinité a été formulée théologiquement par les Pères de l’Église quelques siècles plus tard, elle est déjà une réalité spirituelle.
La Bible contient plusieurs formules ternaires pour parler de Dieu qui conduit à poser la question de la Trinité.
Le Dieu trinité est défini par trois qualificatifs : la grâce, l’amour et la communion.
Dieu est grâce parce que le regard qu’il pose sur nous est inconditionnellement bienveillant.
Dieu est amour car ce qu’il fait pour nous est porté par l’amour pour nous faire grandir dans toutes les dimensions de notre personne.
Dieu est communion en ce qu’il nous appelle à vivre en communion les uns avec les autres. Les relations au sein de la Trinité deviennent le modèle des relations auxquelles nous sommes appelés à entretenir avec nos frères et sœurs.
Quel est le lien avec le passage de l’Évangile ? – Dieu a aimé le monde
Le texte de l’Évangile est le cœur de la révélation chrétienne : Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, pour que quiconque met sa foi en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. Il parle de Dieu et du Christ et pas encore de l’Esprit qui sera envoyé à la fin de l’évangile, mais nous pouvons
entendre dès maintenant que c’est par son Esprit que nous pouvons vivre la vie éternelle.
Le Dieu trinitaire est le Dieu qui se donne à nous pour que nous vivions une vie vivante, plus grande et plus authentique.
Production : Fondation Bersier
Intervenants : Antoine Nouis, Michel Barlow