De la paix aux résistances, les protestants en France

Patrick Cabanel nous propose avec son dernier livre une analyse complète et passionnante de l’attitude des protestants français pendant la deuxième guerre mondiale.

Un contenu proposé par Blog de la Librairie protestante

Publié le 8 mai 2016

Auteur : Bernard Steinlin

Lire directement l’article sur Blog de la Librairie protestante

En préambule, Patrick Cabanel présente un aperçu de la position des protestants français face à la montée du nazisme en Allemagne, beaucoup d’entre eux passant progressivement du pacifisme absolu à la nécessité de s’armer, en particulier à la suite de l’accord de Munich. Un exemple éclatant de cette tendance est celui de l’écrivain André Chamson. Cette période est marquée par l’expérience de l’Église Confessante et en particulier la condamnation et l’envoi en camp de concentration du pasteur Martin Niemöller. L’auteur signale alors l’influence décisive du théologien suisse Karl Barth.

À la suite de la défaite des troupes françaises et de la signature de l’armistice, les protestants français sont, comme tous leurs compatriotes, partagés entre adversaires et partisans de Pétain. Ce dernier fascine une partie de l’opinion par son passé, son moralisme, son autorité. Dix-neuf parlementaires protestants contre trois (une abstention et cinq absents) votent les pleins pouvoirs. Boegner, président à la fois de la FPF et de l’ERF, est le symbole de cette adhésion. Cependant, dès le premier statut des Juifs (3 octobre 1940), une fissure apparaît qui ne cessera de s’accroître avec l’aggravation de la politique anti-juive, et la rupture est presque totale avec le second Statut du 2 juin 1941. Toutefois Patrick Cabanel rappelle l’existence, très minoritaire, du mouvement protestant Sully, foncièrement antisémite et qui persistera jusqu’à la fin de la guerre.

Le point fort de cette évolution se situe à la rencontre de Pomeyrol (Bouches du Rhône) en septembre 1941 avec seize participants dont Willem Visser’t Hooft, trois laïcs: Suzanne de Dietrich, Madeleine Barrot et René Courtin, et douze autres pasteurs. Il en ressort les fameuses thèses dont la 7e: Fondée sur la Bible, l’Église reconnaît en Israël le peuple que Dieu a élu. […]

Lire la suite sur Blog de la Librairie protestante

Dans la même rubrique...

Penser l’avenir de nos vies d’églises

Une soirée du synode régional était consacrée à la présentation de projets innovants : certains passent déjà à une deuxième étape, d’autres démarrent, d’autres encore sont sur du plus long terme.

Un contenu proposé par Réveil

Un prêtre devenu migrant économique

Prêtre de l’Église orthodoxe en Bulgarie, Rumen est aujourd’hui gardien du temple de l’Église protestante unie de l’Annonciation. Il a migré en France pour sauver sa famille.

Un contenu proposé par Paroles Protestantes – Paris

En Haute-Vienne, une école biblique peu ordinaire

L’originalité réside dans le fait que de jeunes adultes fréquentent aussi régulièrement cette école biblique, préférant cette ambiance familiale au culte.

Un contenu proposé par Le Protestant de l’Ouest

« Mon cher Papa Noël »

« Nous voilà en décembre et j’ai décidé de t’écrire : tu ne me connais pas mais moi je sais qui tu es ». Par Daniel Schœnenberger, du comité de rédaction d'Ensemble Sud-Ouest.

Un contenu proposé par Ensemble – Sud-Ouest

UN CONTENU PROPOSÉ PAR

Blog de la Librairie protestante

Retrouvez dans le blog de la Librairie protestante toutes les recensions de livres sur le protestantisme, les sujets de réflexion et le livre protestant.

Derniers contenus du partenaire

bannière podcast Les dossiers thématiques de Regards protestants