Encore trois semaines de répit. Six jours après le début de la trêve dans le conflit entre Israël et le Hezbollah au Liban, Donald Trump a décrété, jeudi 23 avril, une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu entre les deux nations au Moyen-Orient. Une période de répit bienvenue pour le pays du Cèdre qui souffre durement des attaques d’Israël. Le 8 avril dernier, 254 personnes sont mortes, selon la défense civile, après qu’une centaine de bombardements ont visé plusieurs quartiers du centre de Beyrouth, sa banlieue sud et de nombreux villages rapporte Le Monde. Le conflit a déjà fait 2 400 morts et un million de déplacés dans le pays depuis début mars.

D’après Donald Trump, cité par France Info : les États-Unis « vont collaborer avec le Liban afin de l’aider à se protéger contre le Hezbollah ». Lui-même empêtré dans sa guerre contre l’Iran qu’il a lui-même initiée le 28 février dernier, le président étasunien a assuré jeudi qu’il avait « tout le temps du monde » au sujet de la République islamique.

Un accord prochain entre Israël et le Liban selon Donald Trump

Le locataire du bureau ovale a par ailleurs affirmé qu’il y avait une « très bonne chance » de parvenir à un accord de paix entre les deux pays cette année. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, et le président libanais, Joseph Aoun, pourraient ainsi se rencontrer « dans les semaines à venir », a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social. Le 23 avril, une heure avant que ne soit décrétée la prolongation du cessez-le-feu, le Hezbollah avait indiqué avoir tiré des roquettes sur le nord d’Israël en réponse aux « violations » du cessez-le-feu par l’armée israélienne. Ces derniers ont justifié ces tirs « pour défendre le Liban et son peuple, et en réponse à la violation du cessez-le-feu par l’ennemi israélien et à ses attaques contre la ville de Yater, dans le sud du Liban ». Les tirs visaient un site où se sont établis des colons d’après le groupe paramilitaire.

L’incertitude persistant dans le détroit d’Ormuz, les cours du pétrole continuent de grimper pour la cinquième journée consécutive. Malgré la prolongation du cessez-le-feu, le pétrole Brent (un pétrole léger issu du mélange de plusieurs productions en mer du Nord) a grimpé de 17 % indique le quotidien du soir. La production de gaz liquéfié devrait également être impactée par la guerre rapporte l’Agence internationale de l’énergie dans un rapport. Cela en raison des dommages sur les infrastructures de liquéfaction au Qatar.