Ce sera finalement une prolongation. Sur son réseau Truth Social, le président américain Donald Trump a annoncé mardi 21 avril étendre le cessez-le-feu avec l’Iran, dont la conclusion était imminente, les deux belligérants n’étant pas non plus d’accord sur la date exacte, rapporte Le Monde. Le locataire de la Maison Blanche a laissé entendre qu’il avait accédé à la requête du Pakistan, qui se pose comme le médiateur entre les deux pays.

« Il nous a été demandé de suspendre notre offensive contre l’Iran jusqu’à ce que ses dirigeants et ses représentants parviennent à présenter une proposition commune », a-t-il ainsi écrit dans sa publication. Cette dernière évoque donc « la grave fracture au sein du gouvernement iranien » qui l’empêcherait de formuler une proposition, justifiant l’extension de la trêve.

Donner du temps à Téhéran

Pour arriver à un accord et une véritable fin du conflit, le milliardaire considère donc qu’il faut donner du temps à la République islamique, dont les représentants seraient eux-mêmes incapables de s’accorder pour l’heure, comme l’indique le New York Post. Le quotidien américain explique que « le gouvernement iranien serait divisé entre les partisans de la ligne dure, associés au Corps des gardiens de la révolution islamique, étroitement lié à la famille Khamenei au pouvoir, et des dirigeants plus modérés, tels que le président Masoud Pezeshkian ».

À noter que l’annonce du président américain intervient alors que de nouvelles discussions devaient normalement avoir lieu à Islamabad (Pakistan) en ce début de semaine, et la délégation américaine devait être menée par le vice-président JD Vance, épaulé par Steve Witkoff et Jared Kushner. N’ayant finalement personne avec qui discuter, l’annulation de la venue du bras droit de Donald Trump a même précédé l’annonce de prolongation du cessez-le-feu.

Concernant le blocus sur le détroit d’Ormuz, Donald Trump a précisé qu’il se poursuivrait jusqu’à ce qu’une proposition soit soumise par l’Iran et que les discussions arrivent à leur conclusion, « d’une manière ou d’une autre ». « J’ai donc ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus et, à tous autres égards, de rester prêtes et opérationnelles », a-t-il conclu.