Après l’échec des discussions entre les États-Unis et l’Iran, Donald Trump a annoncé un blocus du détroit d’Ormuz qui est entré en vigueur lundi 13 avril. Le président républicain a menacé de « destruction » tout « navire d’attaque rapide » iranien forçant le blocus américain. L’Iran a dénoncé un acte « illégal » de « piraterie » et a averti qu’il s’en prendrait aux ports des autres pays du Golfe si « la sécurité des ports de la République islamique (…) était menacée », rapporte France 24. « Si l’un de ces navires s’approche ne serait-ce qu’un peu de notre BLOCUS, il sera immédiatement DÉTRUIT », a menacé Donald Trump sur son réseau Truth Social. L’annonce de ce blocus a fait remonter les cours du pétrole, plongeant à nouveau les marchés mondiaux dans l’incertitude.
Selon le centre de réflexion américain Soufan Center, avec ce blocus, Donald Trump veut priver l’Iran de ses revenus d’exportation. Il espère que la Chine fera pression sur l’Iran pour qu’il lève son blocage du détroit d’Ormuz. Depuis le début de la guerre lancée par les États-Unis et Israël en Iran le 28 février, Téhéran verrouille le détroit d’Ormuz avec des droits de passage qu’il souhaite maintenir. Selon Donald Trump, 34 navires sont passés par Ormuz dimanche 12 avril, soit « de loin le nombre le plus élevé depuis le début de cette fermeture insensée ». Le blocus américain est soutenu par Israël, mais pas par le Royaume-Uni. De son côté, l’Espagne a estimé qu’il n’avait « aucun sens ».
Emmanuel Macron veut une mission pour mettre fin au blocus du détroit d’Ormuz
Quelques heures après l’entrée en vigueur du blocus des États-Unis, Emmanuel Macron a indiqué qu’il souhaitait organiser une conférence afin de créer une « mission » de libération du détroit d’Ormuz. Cette conférence franco-britannique devra permettre de créer une « mission multinationale pacifique destinée à restaurer la liberté de navigation dans le détroit », a expliqué Emmanuel Macron sur le réseau social X. Le président a précisé que cette mission serait « strictement défensive et distincte des belligérants ». Dans son message, il a rappelé « qu’aucun effort ne doit être ménagé pour parvenir rapidement à un règlement solide et durable du conflit au Moyen-Orient par la voie de la diplomatie ».
Les négociations entre les États-Unis et l’Iran n’ont pas abouti à un accord, dimanche 12 avril. « La balle est dans le camp » des Iraniens, a déclaré le vice-président américain J.D Vance lundi 13 avril au soir. Il a rappelé les deux exigences de Washington : le contrôle absolu de l’uranium enrichi et un mécanisme de vérification pour garantir que l’Iran ne puisse jamais se doter de l’arme nucléaire, indique franceinfo. De plus, le vice-président a demandé que l’Iran rouvre le détroit d’Ormuz en échange de la poursuite du cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran. Selon des médias américains, les États-Unis ont demandé une suspension de vingt ans du programme d’enrichissement d’uranium iranien pour trouver un accord mettant fin à la guerre. Cette pause de vingt ans serait accompagnée d’un allègement des sanctions. En retour, l’Iran aurait proposé de suspendre ses activités nucléaires pendant cinq ans.

