Un grand anniversaire et beaucoup de réflexion. Voilà ce qui attend l’équipe de la fondation du Sonnenhof, qui célébrera avec le grand public, les familles de ses résidents et ses partenaires ses 150 ans, le 7 juin. Malgré son grand âge, la structure doit encore relever d’importants défis. “Le handicap est un secteur qui est en train de se redéfinir à bien des égards, sous la contrainte des moyens financiers”, déclare tout de go Caroline Bindou, directrice générale de la fondation. Les tensions autour des budgets de l’État, notamment sur le volet médico-social et sanitaire, pèsent lourd dans la balance. Comme la paupérisation générale qui influe sur le niveau des dons versés.
“Chaque année, une base budgétaire est reconduite. Les taux sont fixés par les agences régionales de santé et les départements, en fonction de ce qu’ils estiment nécessaire. Mais la plupart du temps, ces taux-là ne couvrent ni l’inflation ni les imprévus”, précise la responsable. Parmi eux, la taxe d’apprentissage. Alors que jusqu’à maintenant le secteur de l’économie sociale et solidaire était exonéré de son paiement, il y est soumis depuis cette année. “Et ce, sans qu’on ait pu l’anticiper. C’est tombé début mars. Donc ce sont des dépenses supplémentaires qui nécessitent en théorie des économies équivalentes”, déplore-t-elle.
“Un grand nombre d’enfants en liste d’attente”
Parallèlement, le Sonnenhof est également confronté à une […]