La joie de vivre, ça s’entretient !

La joie de vivre, ça s’entretient !

Nous pouvons grandement améliorer notre perception de ce qui nous rend heureux. Et pour commencer, voici plus de 20 bonnes idées à mettre en pratique !

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Publié le 16 octobre 2019

Auteur : Laurence Roux-Fouillet

Nous vivons une époque désespérante, alarmiste et qui nous met si souvent d’humeur morose ou anxieuse… Si nous n’avons que peu d’action sur le cours des choses, nous pouvons grandement améliorer notre perception de ce qui nous rend heureux. Il y a beaucoup de manières d’y parvenir, notamment en favorisant la production des hormones qui participent à notre état de bien-être.

Sérotonine, dopamine, ocytocine, endorphines… Vous avez déjà certainement entendu parler de ces hormones souvent associées au moral et à la joie de vivre. Au delà d’une réalité matérielle évidente (notre niveau de vie, notre état de santé, notre capacité à avoir des relations ou à être aimé…), la notion de bonheur, longuement explorée par les philosophes, pourrait aussi dépendre de nous. Il semblerait que la capacité à se sentir heureux soit pour 50% déterminée par nos gènes, et pour 50% influencée par notre hygiène de vie, nos habitudes, et comportements, notre état d’esprit… Il serait donc ainsi possible de faire quelque chose pour se sentir mieux, notamment en stimulant la sécrétion de ces petites molécules produites par notre cerveau, et qui ont une double fonction : en tant que neurotransmetteurs, elles participent à la transmission de l’information entre les neurones, et en tant qu’hormones, elles véhiculent les informations vers les organes, via la circulation sanguine. Un effet global, que l’on peut augmenter par nos actions, voilà – entre autre – comment :

La sérotonine est considérée comme l’hormone de la bonne humeur

C’est à ce titre que la plupart des médicaments qui luttent contre la dépression sont aujourd’hui majoritairement des sérotoninergiques – des booster de la sérotonine.
Sans être dépressif, pour la stimuler naturellement, on peut aussi :

  • S’exposer à la lumière du jour. 30 minutes par jour seraient suffisantes, en particulier le matin et à midi, quand le soleil est le plus haut. Ceci est particulièrement vrai en hiver, qui présente un risque de dépression saisonnière par manque de luminosité.
  • Faire de l’exercice physique, à raison de deux heures et demi par semaine (ou 30 minutes de marche rapide par jour).
  • Consommer des tryptophanes. Cet acide aminé est synthétisé par le cerveau pour produire la sérotonine et la mélatonine (l’hormone du sommeil). On le trouve dans les protéines animales (viande, poisson, œufs) ou végétales de type légumineuses (soja, pois, lentilles…), le riz complet, la banane, l’avocat, les oléagineux (noix, amandes…), le chocolat noir (70% de cacao ou plus), les graines (graines de courge en particulier),
  • Favoriser les contacts avec la nature (balades, jardinage…).
  • Faire des massages. Ils stimulent la peau, notre enveloppe naturelle, et participent à une sensation de détente et de réconfort.
  • Pratiquer la méditation. Cette activité qui connaît une recrudescence certaine est globalement bénéfique pour l’humeur, le stress, l’attention, la concentration, la mémoire… Il n’existe pas de méthode idéale, et la prière recueillie et silencieuse est aussi une forme de méditation.
  • Cultiver les souvenirs positifs. Se remémorer des événements heureux nous fait ressentir encore tous les effets associés à ces moments.
  • Développer le sentiment de gratitude. Notre capacité à remercier, à considérer avec bienveillance ce que nous faisons ou possédons déjà a un effet bénéfique sur notre humeur…

La dopamine est associée au plaisir

On dit aussi d’elle qu’elle est l’hormone de la motivation, car elle active dans le cerveau un circuit plaisir-récompense, qui génère de la stimulation et de l’excitation.
Voici quelques actions qui favorisent la production de dopamine :

  • Se lancer dans des activités nouvelles, voire des aventures, qui nous font sortir de notre zone de confort. Ça peut commencer tout simplement par le fait d’apprendre une langue nouvelle.
  • Avoir des projets, des objectifs, un but à atteindre…quelque chose qui nous tire vers le haut et nous amène à nous dépasser – sans toutefois excéder nos limites.
  • Obtenir une récompense, recueillir des compliments… Une conséquence qui peut être directement liée aux deux points précédents. Un résultat gratifiant et reconnu comme tel est fortement stimulant pour la dopamine.
  • Ecouter de la musique
  • Dormir suffisamment (7 à 9h par jour)
  • Pratiquer la générosité. Que ce soit par le bénévolat, ou le simple fait de faire un cadeau à quelqu’un, l’altruisme désintéressé qui procure de la joie aux autres nous en imprègne aussi.
  • Célébrer les succès. Prendre conscience de sa réussite mais aussi exulter, exprimer sa joie…, fait du bien au moral.

Attention aux substituts artificiels qui stimulent énormément la dopamine, comme les substances psychoactives ou… les jeux vidéos ou d’argent. En effet, les récepteurs de la dopamine sont exigeants, et pour déclencher une réponse plaisir/récompense, ils ont parfois besoin d’une « dose » plus élevée – voire de plus en plus importante, ce qui entraîne naturellement une dépendance physique.

L’ocytocine est qualifiée d’hormone de l’attachement

Elle crée du lien entre les êtres et permet de se sentir aimé. C’est aussi l’hormone de l’amour ! Largement libérée au moment de la naissance, elle participe à la construction du premier lien mère-enfant (qui contribue notamment à l’attachement sécure, cher à Winnicott). Elle provoque un sentiment d’intimité mais aussi de confiance, c’est pour cela que l’on dit aussi qu’elle est l’hormone de la sécurité.
Il y a plusieurs manières de favoriser la production d’ocytocine :

  • S’enlacer, se prendre dans les bras. Un « hug » quotidien de 20 secondes suffit ! Pensez à relire cet article : Les câlins, c’est contagieux !
  • Etre entouré de gens que l’on aime ou même les appeler et passer du temps avec eux.
  • Méditer (décidément !)
  • Faire des massages
  • Faire une bonne action
  • Avoir des animaux de compagnie. S’en occuper, veiller sur eux, les câliner ou même les écouter dormir ou ronronner nous apaise. On parle même de ronronthérapie !
  • Visiter des expositions. L’art nous aide à mieux appréhender notre sensibilité et celle des autres. Il a aussi l’avantage de stimuler le cerveau droit et le cerveau gauche, procurant une sensation de bien-être par l’équilibre.

Les endorphines chassent la douleur

Véritable « morphine endogène », le rôle de cette famille de neuropeptides est d’abord analgésique. Elles luttent contre la sensation de douleur. Mais avouez que cette vague de détente et de bien-être dans le corps agit sur toutes les sphères de notre être ! Ce sont les hormones de l’euphorie.
D’où proviennent-elles ?

  • Elles sont libérées principalement par l’activité physique intense, d’une certaine durée. Il faut 30 minutes de pratique sportive pour que le corps ressente leurs effets. Mais seulement 6 minutes par jour si l’on s’adonne à la marche rapide. Dans certains cas, on peut devenir « accro au sport », pour retrouver cette sensation euphorisante provoquée par les endorphines – une addiction qui n’est toutefois que psychologique.
  • Rire produit également des endorphines, mais, à la différence du sport, seulement en quelques minutes. Vous avez donc le choix : plaisanter avec vos amis, regarder des comédies, aller voir des spectacles drôles…
  • On peut aussi danser, chanter, s’amuser, faire l’amour… Leur effet légèrement sédatif explique aussi qu’elles poussent à l’assoupissement après une activité intense.
  • Manger du chocolat, ou encore méditer…

Si chacune de ces molécules remplit un rôle précis, leur libération a également un autre intérêt : elles font généralement baisser le taux de cortisol, l’hormone sécrétée lors des états de stress chronique.
Toutes ces suggestions ne sont pas cumulatives. A vous de découvrir d’abord si vous fonctionnez plutôt à la sérotonine ou à la dopamine, et de trouver ensuite les moyens qui sont les plus accessibles – et qui provoquent pour vous le plus de joie et de plaisir.

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