Qui parle d’écologie punitive et s’oppose au moindre changement permettant de réduire l’empreinte carbone, la prédation des ressources et la destruction du vivant ? Ceux qui refusent de toucher à leur position dominante au détriment de ceux qui pâtissent le plus du changement climatique.
Présentées par eux comme un épouvantail pour l’économie et l’emploi, les recommandations scientifiques passent à la trappe et rien ne bouge du côté des politiques. Ils savent pourtant que la santé est la première préoccupation des Français !
Or, le chercheur Jean Kévin dans son livre À notre santé ! décrit les coûts humains et financiers considérables de l’inaction en même temps que les bienfaits inattendus d’une politique environnementale engagée. Dans trois domaines clés, les transports, la nourriture et l’habitat, ce qui est bon pour le climat l’est aussi pour notre santé.
Transports moins polluants et plus actifs, choix de menus moins carnés et agriculture raisonnée, protection thermique des logements et aménagement d’espaces verts apportent des gains considérables à notre physique et notre mental. Une aubaine pour les services de santé et la protection sociale, qui compenserait, chiffres à l’appui, le coût des mesures de transition !
De plus, la convergence entre les enjeux énergétiques, climatiques et sanitaires s’étend aux besoins d’égalité et de fraternité, facteurs essentiels du « bonheur ». Cerise sur le gâteau : les résultats des efforts accomplis sont immédiats, entraînant très vite un mieux-être individuel et un bénéfice financier pour la collectivité.
Avec le label Église Verte, les jeunes chrétiens s’engagent en nombre aux côtés des scientifiques, des militants et des politiques soucieux d’un monde plus sain, plus habitable et plus heureux ! De quoi tous nous motiver.
Joëlle Randegger, pédiatre, pour « L’œil de Réforme »
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