Depuis le début des mesures sur le réchauffement climatique, la France a connu sa quatrième année la plus chaude au cours de 2025. Plus largement, les signaux sont au rouge sur l’ensemble du continent européen, alerte un rapport de l’Institut Copernicus. Publié mercredi 29 avril, l’étude démontre que « depuis les années 1980, l’Europe se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale, ce qui en fait le continent qui se réchauffe le plus rapidement ».

Réunissant une centaine de chercheurs spécialisés sur le climat, le rapport annuel indique que l’impact du réchauffement climatique continue de s’aggraver en Europe au cours de l’année 2025, indique France Info. « Si le réchauffement se poursuit au rythme actuel, la limite de 1,5 °C fixée par l’Accord de Paris […] pourrait être atteinte d’ici la fin de cette décennie », précise le résumé de l’étude. Conséquence directe de cette hausse des températures : les incendies records de l’année 2025, attisés par les sécheresses et la canicule. En témoignent les feux dans l’Aude au cours du mois d’août, comme dans l’ensemble des pays entourant la Méditerranée.

Le nord du continent en grand manque de neige

La directrice adjointe du service Copernicus sur le changement climatique, Samantha Burgess, rapporte que « la quasi-totalité de l’Europe, au moins 95% du continent, a connu une température moyenne au-dessus des normales ». De plus, « certaines parties du nord et de l’est de l’Europe ont vécu leur année la plus chaude, notamment le Royaume-Uni, la Norvège et l’Islande ». Au nord du continent, les conséquences du dérèglement climatique s’observent également par le recul de la neige en Fennoscandie, comprenant l’ensemble des régions européennes nordiques situées au sud du cercle polaire.

« La surface recouverte par la neige, à la fin de l’hiver 2025, est la troisième plus faible jamais mesurée », poursuit Samantha Burgess. Elle reprend plus loin : « Plus de 1,3 million de km² de moins que la moyenne. Ce manque de neige est l’équivalent de la surface de la France, de l’Italie, de l’Allemagne, de la Suisse et de l’Autriche réunies ! » En plus de ces indicateurs, l’Institut alerte également sur les débits des rivières en berne, en particulier en Europe de l’Est, et sur les températures record à la surface des mers européennes. 86% de ces dernières ont connu des « conditions caniculaires intenses », à l’exception des zones couvertes de glaces.

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