Dimanche dernier à Lille-Fives, s’est tenu un culte de reconnaissance ; c’était le dernier au Foyer du peuple. La paroisse du quartier populaire de la métropole du Nord, ancrée depuis 122 ans dans ce lieu chargé d’histoire mais devenu vétuste et trop cher à rénover, déménage en effet pour mieux vivre « un nouveau départ ». À quelques jours du synode national de l’Église protestante unie de France (EPUdF) à Montbéliard, d’aucuns y verront un symbole de plus de l’inexorable extinction du courant luthéro-réformé. Voire. La semaine dernière également, s’est tenu un très riche colloque de la Fédération protestante sur les « Mutations, tensions et nouveaux équilibres du protestantisme français ». Celui-ci se proposait d’approfondir avec l’aide de spécialistes les enseignements de la grande enquête de l’Ifop de 2025 montrant que la sensibilité évangélique est désormais majoritaire dans le protestantisme français.
L’historien Pierre-Yves Kirschleger, chargé d’analyser finement les données concernant les luthéro-réformés, a rappelé une réalité sans appel : depuis la précédente enquête de 2010, les […]
