Jouer pour servir Jésus

Jouer pour servir Jésus

Réunissez une auteure inspirée, des metteurs en scène expérimentés, une troupe de chrétiens convaincus, et vous avez « Jésus, le don d’une vie », une petite comédie musicale qui a tout d’une grande.

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Publié le 1 mars 2019

Auteur : Laurence Roux-Fouillet

Un samedi soir de février à Boulogne-Billancourt (92), le Carré Belle-Feuille, une salle de pas moins de 610 places, se remplit pour la deuxième fois d’un public fourni. Tous viennent pour applaudir Jésus – ou plutôt « Jésus, le don d’une vie », un spectacle musical qui relève d’un petit miracle.

Genèse
Tout commence en 2012, dans une voiture. Carolyn Charbonnier, secrétaire de médecine légale, écoute un extrait d’une comédie musicale. Une évidence s’impose à elle : et pourquoi pas un spectacle de la sorte sur Jésus ? Sans aucune expérience dans ce domaine – son métier relève plus des « Experts » que des « Parapluies de Cherbourg » – elle se dit que si Dieu a mis cette idée dans son cœur, il faut qu’elle la poursuive. Elle commence à composer de son côté une douzaine de chansons, et se met en quête d’une troupe pour donner corps à son projet. Sa rencontre avec Dan Hoang et son épouse Myriam de Beaurepaire, qui ont fondé la Compagnie des Actes, est un déclic : c’est ensemble qu’ils vont écrire, arranger, mettre en scène ce spectacle. Leur idée de base est de proposer ces représentations dans des églises, comme le fait habituellement la compagnie. Mais ils sont vite dépassés par leur envie de voir grand, d’aller porter ce message encore plus loin, et par le projet qui prend de l’ampleur. Ils doivent alors s’improviser producteurs, trouver moyens et financements. Mais, avec deux poissons et cinq pains seulement, tout n’est-il pas possible ? Chrétiens évangéliques, ils s’en remettent à Dieu, et franchissent l’un après l’autre les obstacles, rassemblant autour d’eux non seulement des comédiens, mais des arrangeurs, accessoiristes, directeurs vocaux, chorégraphes, costumiers, décorateurs…  Chacun donne de son temps, avec un but commun : diffuser au plus grand nombre le message d’amour de Jésus.

Épiphanie
Les auditions commencent en janvier 2017 et après un an de répétitions – au rythme des possibilités des comédiens, tous amateurs – la première représentation a lieu en mai 2018 au théâtre André Malraux de Rueil-Malmaison. 850 personnes sont dans la salle. C’est un succès, qui ne se dément pas à chaque représentation. Il y a de quoi, car tous les codes de la comédie musicale sont impeccablement réunis : jeux d’éclairages, costumes, changements de décors, effets de mise en scène, chorégraphies et surtout chants. En solo, duo, trio ou en groupe, les trente-six comédiens (dont huit enfants) transportent le spectateur dans l’aventure de l’Evangile de manière joyeuse et entraînante. Je vous mets au défi de ne pas vous surprendre à fredonner « Pains et poissons en abondance » pendant plusieurs jours !
A travers l’histoire d’une famille qui suit les enseignements de Jésus, les différents tableaux retracent son ministère et son message d’espérance. Une histoire mille fois racontée mais que l’on écoute encore, le sourire aux lèvres du début à la fin. C’est un spectacle de qualité, très familial, qui vaut la peine d’être vu.  Mais le message d’engagement et d’espérance ne s’arrête pas là car, comme le dit l’un des titres-phare du spectacle : « aimer les autres en les servant, c’est la mission de tout croyant ». La troupe a donc établi un partenariat avec le SEL, pour donner à la notion de service un aspect concret. Cette association protestante de solidarité internationale est présente à chaque représentation, ce qui offre aux spectateurs l’occasion de découvrir ses actions – en particulier le parrainage individuel d’enfants à l’étranger. L’un des acteurs, Benjamin, avait d’ailleurs témoigné de son propre engagement. A Boulogne, ce soir-là, sept familles se sont proposées pour devenir parrain. Un vrai succès qui a du sens.

Le spectacle part en tournée dans toute la France, là où des salles – et des organisateurs convaincus – peuvent les accueillir. Des dates sont déjà prévues au dernier trimestre en Moselle, et dans le sud de la France, d’autres arrivent. Si elle passe près de chez vous, n’hésitez pas : allez applaudir la joyeuse bande !

Pour aller plus loin :

– Jésus le don d’une vie, le site : ledondunevie.fr, pour y trouver les prochaines dates et le CD du spectacle
– Le site du SEL : www.selfrance.org

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Comment êtes-vous devenu chef de la chorale des Gospel Kids ? J’ai découvert le gospel à 17 ans, en 2000, en passant un jour devant l’église de Hautepierre, quartier où j’habitais. J’ai entendu Oh happy day qui est chanté dans Sister Act 2, film qui m’avait fortement marqué. À ce moment-là, il est devenu évident pour moi que j’allais rejoindre le groupe. J’ai mis de côté ce que j’aimais pour me consacrer entièrement à la chorale des High Rock Gospel Singers, créée et dirigée par le pasteur Frédéric Setodzo, qui a été super avec moi et m’a encouragé. Je n’avais pas la fibre d’un chanteur mais je crois que, avec de l’énergie, de la volonté et du plaisir, on peut faire beaucoup. En 2003, j’ai commencé à intervenir bénévolement dans des écoles. Je me sentais comme un vrai professeur et j’aimais, déjà à l’époque, beaucoup travailler avec les enfants. À la kermesse de fin d’année, j’ai ressenti l’enthousiasme des enfants et le plaisir des enseignants et des parents. J’ai laissé tomber mon travail dans un garage où je ne me sentais pas à ma place et j’ai fait des petits boulots à côté. C’est avec ma femme Flora, que j’ai rencontrée aux High Rock Gospel Singers, que j’ai créé les Gospel Kids en 2004. Que représente le gospel pour vous ? Au moment où j’ai découvert le gospel, j’ai senti que cela m’apporterait tout ce que j’avais espéré. À travers lui, on chante l’amour, la tolérance, le respect, le partage. J’étais un ado un peu perdu qui se posait des questions sur le sens de la vie et le bonheur. J’ai toujours aimé les chansons à message. Quand j’étais jeune, mes copains baignaient dans le rap et moi je me cachais pour écouter la comédie musicale NotreDame de Paris. Les professeurs ne croyaient pas en moi, on m’a mis dans une section d’enseignement adapté où on est en bleu de travail dans la cour et on n’est pas mélangé avec le reste des élèves. J’ai passé un CAP de mécanicien poids lourds, puis j’ai laissé tomber le BEP en cours. À partir du moment où j’ai commencé à chanter du gospel, des gens ont cru en moi. Quelles valeurs voulez-vous transmettre ? Beaucoup de jeunes ne se rendent pas compte de leur potentiel, dans tous les domaines de la vie. Il n’y a pas d’audition pour intégrer la chorale car je vois la marge de progrès dans les imperfections et je veux que les enfants prennent du plaisir, pas qu’ils soient rabaissés, comme j’ai pu l’être. Je donne beaucoup d’encouragement et veille particulièrement aux plus motivés et qui veulent progresser. Certains sont bluffants ! Que vous apporte votre foi dans ce travail ? J’ai un lien très fort avec l’Église et la prière est importante pour moi. Avec mes parents et mes cinq frères et sœurs, dont je suis l’aîné, nous allions tous les dimanches au culte et j’ai réussi à partager cela avec ma femme et à le transmettre à mes enfants. En 2001, j’ai effectué un voyage avec les High Rock Gospel Singers au Cameroun qui m’a donné une foi incroyable. J’y ai vu des gens qui ne vivaient que par leur foi. C’est là-bas que des personnes m’ont dit que j’avais un don et que le Seigneur m’appelait. J’ai toujours gardé cette voix en moi qui me disait que j’allais réussir quelque chose. Je suis aujourd’hui quelqu’un qui doute peu et qui n’a pas peur. Je pense que Dieu fait bien les choses et qu’on peut renverser les situations lorsque viennent les difficultés, en s’appuyant sur les gens qui vous aident.

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