Clara Ponty, pianiste française, a grandi loin de la Seine, au bord du Pacifique. De là peut-être son goût de la lumière, du swing et du plaisir. De là surtout cette façon d’être musicienne, d’associer la culture classique au jazz, dont son père est l’une des figures les plus importantes. En choisissant d’adapter des œuvres de Georg Friedrich Haendel, Clara Ponty traverse les lignes, chiffonne le baroque et cependant reste fidèle aux artistes des Lumières, puisque ces gens n’aimaient rien tant que l’improvisation. Tout a commencé lors du confinement. Chaque jour, Clara s’est placée devant son piano, s’est donné, pour ne pas sombrer dans le pessimisme ou l’oisiveté, deux dangers majeurs en ce temps-là, pour objectif d’interpréter de façon nouvelle une partition. Consolation si l’on veut, ce disque porte la trace d’un [….]