Marcher, ralentir, méditer
Le temps retrouvé de la méditation est à la une de Réforme cette semaine. Stéphane Lutz-Sorg nous conduit d’abord en Normandie, dans le cadre verdoyant du château de Boutemont. Là, au milieu des jardins, on peut déambuler sur les pavés d’un grand cercle, en laissant libre cours à ses pensées.
Ce parcours porte un nom : un labyrinthe de méditation. Une pratique ancienne, déjà affectionnée par l’Église au Moyen Âge, et qui retrouve aujourd’hui une place singulière dans nos manières de chercher le silence, l’apaisement et l’intériorité.
Une pratique ancienne, des formes nouvelles
Au château de Boutemont, cette méditation se présente dans une version laïque. Mais Réforme explore surtout la version chrétienne d’une pratique qui rencontre un succès croissant.
Le journal signale notamment l’initiative du site protestant Médit’en Dieu, qui propose en ligne quatre types de méditation chrétienne. Une manière de rappeler que la vie spirituelle ne passe pas seulement par la lecture, la parole ou la prière formulée, mais aussi par une attention plus silencieuse à Dieu, au temps et à soi-même.
Le Code noir, autre visage de l’absolutisme
Autre sujet abordé dans Réforme cette semaine : l’abrogation du Code noir de Colbert, devenu l’un des symboles les plus cruels de l’esclavage.
Dans les colonnes du journal, l’historien Jean-François souligne que le Code noir a été promulgué en 1685, la même année que l’édit de Fontainebleau, qui révoquait l’édit de Nantes. Deux textes distincts, mais deux faces d’un même absolutisme royal : un pouvoir qui entendait régir l’ordre public dans toutes ses dimensions, politiques, religieuses et économiques.
À retrouver cette semaine
Méditation chrétienne, mémoire de l’esclavage, histoire religieuse et rubriques habituelles : tous ces sujets sont à retrouver cette semaine dans Réforme, par abonnement ou sur reforme.net.
Production : Fondation Bersier – Regards protestants
Remerciements : Stéphane Lutz-Sorg
Technique – Rédaction : Paul Drion, David Gonzalez