Dans notre monde, aussi bien au niveau des nations que des individus, il semble que les seuls langages qui vaillent soient ceux de la confrontation et de l’opposition, de la force et de la violence. Face à cet état de fait, une autre voie peut être suggérée : celle de promouvoir et développer une culture de la paix.

Parmi les huit domaines d’action proposés par les Nations Unies pour faire advenir une culture de la paix figurent, entre autres, l’éducation à la paix, le respect des droits humains, le développement économique et social durable, l’égalité entre les hommes et les femmes, la tolérance, la solidarité.

Le Mouvement Utopia a publié il y a un an un livre intitulé Culture de la paix : Idées reçues et propositions. Pour ce faire, les domaines de l’éducation, de l’économie, de la culture font partie des pistes déclinées.

Le Christ a déclaré heureux les artisans de paix (Matthieu 5.9). L’apôtre Paul demande, s’il est possible et dans la mesure où cela dépend de nous, de vivre en paix avec tous les hommes (Romains 12.18). En d’autres termes, de contribuer à faire émerger une culture de paix.

Pour construire la paix, dit le pape Léon XIV, il faut oser la réconciliation profonde des cœurs, cesser de faire passer l’intérêt de son camp avant le bien commun, lutter contre les ravages environnementaux et sociaux causés par la course aux matières premières et aux terres rares, et briser les chaînes de la corruption. Les auteurs mennonites A. et E. Kreider et P. Widjaja encouragent déjà l’Église à vivre cette culture de paix, et ce dans l’adoration, dans l’évangélisation, dans les relations interpersonnelles, mais aussi dans le monde du travail, par exemple.

Serait-ce un des rôles prophétiques de l’Église que de vivre cette culture de la paix, en paroles et en actes ?

Christophe Hahling, pasteur, pour « L’œil de Réforme »

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