Nouveau rebondissement dans la guerre au Moyen-Orient entre les États-Unis et l’Iran. Quarante-huit heures après le lancement du « Projet Liberté », Donald Trump a annoncé, mercredi 6 mai, la fin de son opération d’escorte, par l’armée étasunienne, des bateaux bloqués dans le détroit d’Ormuz. Le secrétaire d’État Marco Rubio a de même annoncé la fin de la phase offensive contre la République islamique, rapporte Le Parisien. « L’opération Fureur Épique (Epic Fury) est finie, nous avons passé ce stade », a affirmé ce dernier au cours d’un point presse à la Maison Blanche.
« Nous ne frapperons pas en premier »
« Nous sommes désormais dans une situation uniquement défensive. Ce qui veut dire que nous ne frapperons pas en premier. Mais s’ils nous attaquent, nous répondrons », a-t-il ajouté avant de préciser que les États-Unis proposeront une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU pour « défendre la liberté de navigation et sécuriser le détroit d’Ormuz ».
Du côté du président étasunien, ce dernier a indiqué : « Suite à la demande du Pakistan et d’autres pays, compte tenu de l’immense succès militaire que nous avons remporté au cours de la campagne contre l’Iran […] nous avons convenu d’un commun accord que […] le Projet Liberté serait suspendu pour une courte période, afin de déterminer si cet accord peut être finalisé et signé ». Donald Trump a également souligné les « progrès considérables en vue d’un accord complet » avec l’Iran, précise Le Monde.
Des tirs subis par un navire de l’armateur français CMA-CGM
Après avoir mené plusieurs frappes de missiles et de drones contre des bâtiments militaires étasuniens, Téhéran a affirmé que les forces armées iraniennes n’avaient réalisé « aucune opération de missiles ou de drones contre les Émirats arabes unis ces derniers jours ». Le régime a en effet été accusé d’avoir tiré sur les Émirats. Les Gardiens de la révolution ont menacé d’une « riposte ferme » tous les navires qui ne se conformeraient pas aux règles de navigation et de passage du pays. Côté armée étasunienne, on affirme cependant que deux navires marchands américains ont traversé le détroit lundi 4 mai et que six embarcations iraniennes auraient été coulées.
Mardi 5 mai, le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré que son pays était « prêt à tout dialogue » mais qu’il « ne cédera jamais à la force », a-t-il déclaré au cours d’une conversation téléphonique avec le Premier ministre irakien. Dans un communiqué, l’armateur français CMA-CGM a indiqué que son porte-conteneurs San Antonio a été « l’objet d’une attaque » au cours de son passage dans le détroit d’Ormuz. Blessés, plusieurs membres d’équipage ont été évacués et reçoivent des soins médicaux, rapporte BFMTV mercredi 6 mai. Ce même jour, le ministre chinois des Affaires étrangères a réclamé l’arrêt complet des hostilités et la réouverture du détroit, indique le média belge Le Soir. « La Chine considère qu’il faut parvenir sans délai à un arrêt complet des combats, qu’il est encore plus inacceptable de relancer les hostilités », rapporte le ministre Wang Yi dans un communiqué de presse.

